Maisons Historique

Édifice Centennial faits saillants

  • Résidence de J. Léonide Perron, le premier maire de Beaconsfield
  • Vendu en 1940 à Léo  Dandurand, copropriétaire du club de hockey des Canadiens de Montréal et restaurateur
  • Vendu en 1953 aux sœurs du Bon Pasteur et la résidence devint une école de la Protection de la jeunesse pour jeunes filles
  • Acheté par la ville de Beaconsfield le 12 janvier 1965 pour la somme de 190 000 $ qui y  installa les services administratifs et techniques. En 1968, l’Hôtel de ville emménagea dans ses locaux actuels; le bâtiment fut rebaptisé Édifice Centennial pour commémorer l’année du centenaire du Canada, 1967, et fut converti en centre culturel.

Sources: Beaconsfield et Beaurepaire, p. 72-73  www.beaconsfield.ca
Recherches et rédaction: M. Purvis

 

Le no 13 de la pointe Thomson

Le 18 mai 1678, Jean Guenet recevait une terre en concession. À l’époque, on appelait cette terre « la pointe de Beaurepaire », mais celle-ci est mieux connue aujourd’hui sous le nom de pointe Thomson. Le 4 avril 1769, soit quatre-vingt-onze ans plus tard, Amable Burot, décrit comme un « bourgeois voyageur », acquérait le contrôle de la ferme Guenet et procédait à la construction d’une grande maison de 65 pieds sur 38 pieds en incorporant les fondations qui avaient probablement été érigées là par M. Guenet vers 1701.

Ces fondations se trouvent encore sous le no 13 de la pointe Thomson, ce qui en fait ainsi la plus vieille maison de Beaconsfield. Les murs de la cave ont une épaisseur qui atteint 3 pieds en certains endroits et présentent trois ouvertures étroites que l’on appelle des meurtrières, côté sud. Celles-ci auraient peut-être servi à défendre le bâtiment contre les agresseurs et indiquent que le bâtiment a probablement été un poste de traite fortifié à une certaine époque. Les propriétaires précédents ont raconté avoir déjà trouvé un squelette et des fers dans une partie de la cave qui aurait peut-être servi de prison.

La maison comporte aussi de magnifiques montants de toit au grenier, des grandes poutres du rez-de chaussée montées côte à côte comme au Château Ramezay à Montréal ainsi qu’un foyer central – toutes des indications de l’âge de la maison.

La maison a appartenu à de nombreuses personnes au fil des ans. La famille Reford en a été propriétaire de 1891 à 1907 et l’actuelle propriétaire, Barbara Barclay, a raconté avoir trouvé d’anciens gants de jardinage qui auraient peut-être été portés par Elsie Reford elle même. Si jamais vous avez la chance de visiter la maison aujourd’hui, vous y trouverez un logis reflétant les intérêts éclectiques de l’actuelle propriétaire. À titre de présidente de la Société historique de Beaconsfield-Beaurepaire, Mme Barclay veille à ce que l’historique du no 13 de la pointe Thomson soit respecté autant que préservé.

Alors la prochaine fois que vous vous promènerez sur la pointe Thomson, rappelez vous de jeter un coup d’œil au numéro 13. Si vous êtes bon observateur, vous y verrez peut être quelqu’un – ou quelque chose – vous rendre le regard!

Sources: Beaconsfield et Beaurepaire, par R. Baird et G. Hall;
À la découverte de Beaurepaire-Beaconsfield, produit par la Société historique de Beaurepaire Beaconsfield;Article d’Alex Leduc paru dans le West Island Chronicle le 27 octobre 2008

Recherche et rédaction: J. Clark

Édifice Centennial
circa 1940










13 de la Pointe Thomson
Archives, Ville de Beaconsfield