Notre Premier Maire

Joseph-Léonide Perron fut le premier maire de Beaconsfield, une fonction qu’il occupa de 1910 à 1916. Né le 24 septembre 1872 à Saint-Marc-sur-Richelieu, au Québec, il devint l’un des avocats les plus respectés de Montréal après l’obtention de son diplôme de l’Université Laval en 1892 et sa nomination comme conseiller du roi en 1903.

J. L. Perron connut une carrière politique à la fois riche et diversifiée. Il travailla notamment sous le gouvernement Taschereau au Québec, où il fut nommé ministre de la Voirie en 1921, entreprenant aussitôt d’importants projets de construction de nouvelles routes qu’il considérait non seulement comme utiles aux déplacements, mais aussi attrayantes pour les touristes¹.

À Beaconsfield, il acheta une terre et bâtit une résidence d’été en 1906 où se trouve aujourd’hui le parc Memorial². Il établit aussi sur ce site une ferme modèle, élevant des troupeaux et des chevaux de race et cultivant la vigne. En 1928, l’ancien chemin Lakeshore, qui passait devant sa propriété, fut fermé et remplacé par le nouveau boulevard Beaconsfield. Quoique populaire auprès des autres résidents du bord du lac, ce changement déplut beaucoup à certains membres de l’Association des citoyens de Beaconsfield. Cela n’empêcha toutefois pas Perron de poursuivre sa carrière politique.

Après avoir contribué à renforcer les résultats électoraux du Parti libéral en 1927, J. L. Perron fut nommé ministre de l’Agriculture au début de 1929 et préconisa dès lors de nouveaux moyens de production et de mise en marché, la formation de coopératives agricoles, l’électrification des campagnes et l’exportation de la production. Les adeptes de la modernisation applaudirent le dynamisme de Perron, qui tentait ainsi de faire passer l’agriculture du rang de simple activité économique de subsistance à celui d’industrie.

En 1930, alors que tout semblait indiquer qu’il allait bientôt poser sa candidature à la chefferie du Parti libéral, Perron partit soudainement en vacances aux États-Unis. Il n’avait rien dit à sa famille, mais il souffrait de douleurs à la poitrine et ses médecins lui avaient annoncé un pronostic plutôt sombre. Il reprit le travail au retour de ses vacances, mais le 20 novembre 1930, une crise cardiaque l’emportait à l’âge de 58 ans.

Curieusement, des rumeurs provenant de sources diverses ont circulé sur le fait qu’il aurait été mortellement blessé d’un coup de feu. Ces rumeurs ont toutefois été démenties.

Pour obtenir une biographie plus complète de Joseph-Léonide Perron, veuillez consulter le site suivant: Dictionnaire biographique du Canada en lign

Sources
¹ Dictionnaire Biographique du Canada en ligne
² Beaconsfield et Beaurepaire, R. Baird et G. Hall

  Recherches et rédaction : Judith Clark